Xylosophy and Treeory: The Greening of the Text in Richard Powers’s The Overstory (2018)
Résumé
L’Arbre-monde est un roman encyclopédique, cosmique, dont la structure imite celle de son objet. Le texte élabore une sorte de « dendrosophie » ou de « xylosophie », une sagesse soufflée par les arbres et leur mode d’existence propre. Attribuant à ceux-ci une sensibilité et des modes de communication, voire des solidarités, le roman questionne les liens entre la nature et l’homme, remettant en cause certains cloisonnements constitutifs de l’humanisme. Mettant en regard ces êtres de papier que sont à la fois les humains et les arbres dans un texte littéraire, le roman interroge le statut du personnage, et par là celui de la personne. Mais c’est aussi le langage et nos représentations du monde qui sont sollicitées : le narrateur se plaît à débusquer les expressions de la langue courante qui donnent sens à l’expérience à travers des métaphores végétales, jusqu’aux philosophies de l’arborescence et du rhizome. Le roman ouvre sur un au-delà de l’entendement occidental vers la philosophie bouddhiste, la pensée des peuples premiers mais aussi la menace d’un âge de silicone. Parlant de l’arbre le texte parle de lui-même, en une sorte d’art poétique qui se veut théorie du texte vert, portée par l’espoir d’une symbiose renouvelée avec le monde végétal.
Mots-clés : Richard Powers – écocritique – arbre – arborescence – rhizome – personnage littéraire – texte vert
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