L'Atelier https://ojs.parisnanterre.fr/index.php/latelier <p><em><strong><span style="font-family: Verdana; font-size: small;"><span style="font-size: 12px;">Atelier :</span></span></strong></em></p> <ul> <li class="show">espace voué à l’élaboration d’objets (matériels ou conceptuels), lieu où les choses <img style="float: right; margin: 10px;" title="jos_amman_workshop_226" src="/public/site/images/scarella/jos_amman_workshop_226.jpg" alt="jos_amman_workshop_226" width="172" height="226">sont en devenir</li> <li class="show">idéalement aussi, lieu d’échanges sur les pratiques — dont témoigne l’extension du terme aux groupes de réflexion au sein d’un congrès, par exemple</li> <li class="show">lieu, enfin, où les outils et les méthodes mis en œuvre, s’ils contraignent l’élaboration des objets, sont également contraints en retour de s’affiner et d’évoluer</li> </ul> Presses Universitaires de Paris Nanterre fr-FR L'Atelier 2109-9103 <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --> <ul> <li class="show"> <p style="margin-bottom: 0cm;">L’envoi spontané d’un article à la rédaction de <em>L’Atelier </em> implique l’autorisation de publication et la cession des droits dans les limites établies par la loi de propriété intellectuelle.</p> </li> </ul> <p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p> <ul> <li class="show"> <p style="margin-bottom: 0cm;"><em>L’Atelier </em>conserve les droits de reproduction des articles publiés, quelque soit le support&nbsp;: internet, CD ROM, réimpression, photocopie, etc.</p> </li> </ul> <p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p> <ul> <li class="show"> <p style="margin-bottom: 0cm;">L’auteur conserve le droit de publier ultérieurement son article déjà paru dans <em>L’Atelier </em> avec la seule obligation de mentionner le nom de la revue comme source de la première publication.</p> </li> </ul> Ethan Frome et la Nouvelle-Angleterre : écriture du lieu commun https://ojs.parisnanterre.fr/index.php/latelier/article/view/570 <p align="justify">Avec<em> Ethan Frome</em> (1911), Edith Wharton veut combler les lacunes de la tradition de la couleur locale en se confrontant aux rudesses de la vie rurale de Nouvelle-Angleterre<span style="color: #000000;">. Par le détournement d’un corpus de lieux communs, le récit vient se placer sur le terrain même d’une tradition régionaliste désormais désuète </span>pour interroger la capacité de la région à se constituer en espace commun, c'est-à-dire à configurer une communauté qui soit de l'ordre du lien et non de la soumission à une loi commune. <span style="color: #000000;">P</span>renant appui sur les travaux de Jacques Rancière, l'article montre comment <em>Ethan Frome</em> vient se situer au cœur même du commun pour dégager la part de non-commun et de non-partagé qui lui est inhérente. En articulant une perspective naturaliste avec des stratégies modernistes, l’écriture cependant reconfigure le lieu pour donner corps à une nouvelle forme de communauté. Le récit fait ainsi jouer les contours de la région et l’articule avec cette «&nbsp;communauté imaginée&nbsp;» (B. Anderson) qu'est la nation, tout en créant au-delà un nouvel espace commun, espace dialogique simultanément narratif, poétique et pictural où se fonde une communauté esthétique d’envergure transnationale.</p> Delphine Louis-Dimitrov Copyright (c) 2021 L'Atelier 2021-01-15 2021-01-15 12 2 1 20 Disappearing in Plain Sight: James Agee, Walker Evans and the Urban Commonplace https://ojs.parisnanterre.fr/index.php/latelier/article/view/562 <p>Cet article propose un point de vue transdisciplinaire sur la question des lieux communs, à travers les travaux d’un photographe, Walker Evans, et d’un écrivain, James Agee. En 1939, ces deux artistes ont travaillé sur des projets individuels mettant en valeur divers aspects de la ville de New York: les portraits d’Evans, réalisés dans le métro à l’aide d’un objectif dissimulé, sont publiés dans le livre photographique <em>Many Are Called</em>, tandis que l’essai d’Agee sur Brooklyn adapté d’un manuscrit refusé par le magazine <em>Fortune</em>, devient un court livre intitulé <em>Brooklyn Is</em>. Plus connus pour leur collaboration sur l'ouvrage documentaire&nbsp;<em>Let Us Now Praise Famous Men</em> (1941), l’écrivain et le photographe&nbsp;semblent animés d’une volonté commune de recentrer le genre documentaire non pas sur l’extraordinaire ou sur l’actualité, mais sur l’ordinaire et sur le quotidien. Ce faisant, ils bouleversent les hiérarchies établies entre le visible et l'invisible, et l’attention particulière qu’ils portent à l’ordinaire contribue à écarter le documentaire de ses objectifs habituels. Loin d’un genre destiné à convaincre son lecteur de la nécessité de réformes sociales, il devient alors le lieu d’une interrogation, profondément politique sans être toutefois partisane, sur le visible et sur la reconnaissance de formes de vie singulières.</p> Adriana Haben Copyright (c) 2021 L'Atelier 2021-01-15 2021-01-15 12 2 21 37 L' Invention du lieu commun : l'écriture des banlieues dans les nouvelles de John Cheever https://ojs.parisnanterre.fr/index.php/latelier/article/view/569 <p>Cet article s’intéresse aux modalités d’écriture de l’un des lieux communs les plus diffus du paysage géographique et culturel nord-américain&nbsp;: les banlieues résidentielles. Si elles ne suscitaient jusqu’alors guère plus que l’indifférence ou le mépris, les banlieues deviennent, sous la plume de John Cheever, un lieu de la littérature nord-américaine des années 1950. Partant de la force de rassemblement que l’ancienne rhétorique prêtait au lieu commun, l’article interroge les modes de mise en discours d’un espace qu’inattentions et lectures collectives du réel tendent à réduire à une vaste évidence partagée. Ainsi, l’analyse s’attachera d’abord à définir un discours collectif qui enferme l’espace dans une proximité prévenant le jaillissement de toute forme de saillance. L’étude du descriptif interrogera ensuite les hésitations d’une écriture confrontée à un espace où il n’y aurait, selon la formule récurrente des personnages, «&nbsp;rien à voir&nbsp;». Enfin, la discrète force poétique des banlieues sera mise au jour&nbsp;: en dérangeant les lieux communs qui saturent le discours des banlieues, l’écriture vise moins la critique du modèle qu’elle n’en invente les modes d’espacement.</p> Jérémy Potier Copyright (c) 2021 L'Atelier 2021-01-15 2021-01-15 12 2 38 57 Des œuvres contextuelles pour réfléchir le (lieu) commun https://ojs.parisnanterre.fr/index.php/latelier/article/view/563 <p>À travers l'étude de deux œuvres contemporaines, une lecture performée du poète Charles Pennequin et un «&nbsp;conte-documentaire&nbsp;» de l'artiste Till Roeskens, cet article analyse des pratiques contextuelles qui annexent la réalité, à la lumière des théories sur l'art de Paul Ardenne. Les œuvres étudiées sont issues de l'expérience d'un lieu public qui est leur objet et duquel elles tirent leur forme. Prenant place dans l'espace de la communauté, elles portent une ouverture sociale et politique. Mais cette dimension contextuelle transforme aussi les pratiques artistiques en accordant de la valeur à l'expérience, ce qui se traduit par une intensification de la relation et de l'attention devant la production d’un artefact artistique. Ainsi, au-delà des différences entre les champs créatifs de ces deux auteurs, il s'agit d'observer des pratiques de création dans leur lieu d'émergence et dans leur rapport à l'espace public, afin d'interroger la manière dont la question d'un “en commun” y est appréhendée et dont l'ethos de l'artiste y est engagé à travers une conduite créatrice ou une “poïéthique” qui s'impose comme forme de vie.</p> Virginie Gautier Copyright (c) 2021 L'Atelier 2021-01-15 2021-01-15 12 2 58 74 Penser l’être-avec : hôtes et parasites dans la fiction d’Ali Smith https://ojs.parisnanterre.fr/index.php/latelier/article/view/580 <p>Si toute l’œuvre d’Ali Smith constitue une pensée du commun, il s’agit dans cet article d’examiner le statut privilégié que l’écrivaine donne au parasite, figure qui interroge de façon complexe ce que Jean-Luc Nancy nomme l’«&nbsp;être-avec&nbsp;». Contrairement au simple visiteur, le parasite véhicule avec lui la notion d’un tort ou d’un abus qui bouscule toute conception entièrement pacifique du partage. Dans sa réécriture du <em>topos</em> (principalement dans <em>The Accidental</em> and <em>There but for the</em>) Smith met en avant la fonction d’interruption du parasite, interruption qui se retrouve au premier plan dans les analyses de Michel Serres, mais aussi dans la réflexion sur le commun et la communauté que mènent Jean-Luc Nancy ou Jacques Rancière. D’une certaine façon le parasite souligne ce qui, dans le commun, est toujours « rapport tendu […] entre du&nbsp;partagé et de l’impartageable&nbsp;» (Rancière). Alors même qu’il est l’accident ou l’agent interrupteur, le parasite fait surgir le fond de la relation – ce qui est déjà là, en partage, quand bien même on ne cesse de l’oublier. Le lieu se donne alors comme point de départ pour penser l’en-commun. Chez Smith, ce lieu n’est pas simplement la maison ou la table du repas, il est le bain d’une langue dans lequel chacun est immergé au même titre. Plus qu’un simple personnage, le parasite devient une figure du texte&nbsp;: il se loge dans une forme que l’on peut dire hospitalière et se déchaîne comme une force qui défait et renouvelle potentiellement à chaque instant le partage du sens.</p> Pascale Tollance Copyright (c) 2021 L'Atelier 2021-01-15 2021-01-15 12 2 75 91